ATTACHÉE DE PRESSE DANS LE SPECTACLE VIVANT

Avignon 2024 

A 10h du 4 au 21 juillet

Le poids des fourmis

La Manufacture (Patinoire)

Texte : David Paquet
Mise en scène : Philippe Cyr

L’état du monde pèse lourd sur Jeanne et Olivier. Elle vandalise des pubs. Il rêve qu’on brûle sa génération comme une guimauve. Voilà qu’une élection scolaire est organisée dans le cadre de la Semaine du futur. Catalysés par l’espoir qu’ils pourront changer les choses, tous deux s’affrontent dans une campagne électorale menée sur fond de discours enflammés, d’expéditions ninjas, de collusion et de foutues licornes. Cette satire politique hallucinée jongle avec des questions de résistance citoyenne et d’abus de pouvoir. Aussi exubérante que caustique, la pièce invite le spectateur à réfléchir au poids qu’il porte, mais surtout, à celui qu’il a face au monde. 

Visuel © Yanick Macdonald

A 13h20, jours impairs du 3 au 21 juillet

Vive

Théâtre du Train Bleu, salle 1

Texte : Joséphine Chaffin
Mise en scène : Clément Carabédian et Joséphine Chaffin

Tout au long d’un procès, Anaïs Lacascade, jeune cheffe issue d’une famille de la gastronomie étoilée, dénonce les abus commis par son père. De la cuisine au tribunal, on suit son parcours de combattante : quand la violence est scellée par un silence clanique, comment reprendre la parole ? Avec souffle et vitalité, cette histoire de résilience décrypte la silenciation des violences sur mineur.e.s et célèbre le pouvoir des mots. Installé tout autour de l’espace de jeu, le public en immersion est entraîné par les quatre interprètes dans un récit choral rythmé par la musique et la danse. Un spectacle sensible et citoyen. 

Visuel © Julie Cherki

A 13h55 du 2 au 21 juillet 2024

Après les ruines

11 Avignon, salle 2

Ecriture et mise en scène : Bertrand Sinapi
Avec : Katharina Bihler, Bryan Polach et Amandine Truffy

Vous avez déjà pensé devoir partir de chez vous ? Pour aller où ? Ça veut dire quoi partir ? Quelles seraient nos réactions face à l’exil, la brutalité de l’arrachement, l’absurdité presque comique de nos procédures d’accueil ? Mêlant fiction et fragments documentaires, musique live et jeux d’ombres, des artistes européens nous confient ce que l’exil des autres a fait résonner en eux. Entre arabe, allemand et français, airs classiques et énergie rock, la contrebasse se mêle aux voix des comédien.ne.s et aux paroles enregistrées, restes fantomatiques des gens rencontrés. Une conversation entre le réel et la fiction. 

Visuels © Jean-Noël Pierre

FESTIVAL FOCUS TNBA

A 15h50 du 3 au 21 juillet

L’ABOLITION DES PRIVILÈGES

Théâtre du Train Bleu, salle de la MAIF

D’après : L’Abolition des Privilèges de Bertrand Guillot
Adaptation et mise en scène : Hugues Duchêne

La nuit du 4 août 1789, réunis à Versailles au sein de la jeune Assemblée nationale, les députés décident de « détruire le régime féodal ». Dans un État en déficit permanent, où les plus riches échappent à l’impôt, ils votent l’abolition des privilèges (de la noblesse, du clergé…). Après Je m’en vais mais l’Etat demeure, fresque politique de six heures sur le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, Hugues Duchêne porte cet événement fondateur à la scène dans un sprint d’1h15. Au centre d’un espace quadri-frontal qui rappelle l’assemblée, Maxime Pambet y incarne une dizaine de personnages qui ont changé la face du pays. À l’heure où notre système institutionnel s’épuise, cette leçon d’histoire nous aide à comprendre le passé pour mieux envisager l’avenir. 

Photo : © Blokaus808

FESTIVAL FOCUS TNBA

A 17h du 2 au 21 juillet

CICATRICIEL

11 Avignon, salle 3

Texte : Sarita Vincent Guillot
Mise en scène : Yann Dacosta

Lors de la fin de son histoire d’amour, Sarita Vincent, né·e intersexe, est renvoyé·e aux nombreux autres abandons qui ont jalonné sa vie : ses longs séjours à l’hôpital, les maltraitances médicales, familiales et sociétales. À travers son témoignage, nous partons à la rencontre de la communauté intersexe qui démasque notre société de l’assignation, que ce soit « homme », « femme » ou « monstre ». Yann Dacosta, dont le théâtre scrute la société par le prisme des minorités, transpose cette quête de mots et cette recherche de soi dans un univers visuel végétal inspiré par le cinéma de Miyazaki. Peut alors émerger, sans tabous, la parole pleine d’autodérision et d’ironie de Sarita Vincent, au sein d’un paysage sonore à l’inquiétante douceur.

Photo : © Gauthier Thypa

FESTIVAL FOCUS TNBA

A 18h du 29 juin au 21 juillet

La Disparition de Josef Mengele

Théâtre du Chêne Noir, salle John Coltrane

D’après le livre d’Olivier Guez, Prix Renaudot 2017
Adaptation et jeu : Mikaël Chirinian
Mise en scène : Benoît Giros

En 1949, Josef Mengele débarque à Buenos Aires. Caché sous une fausse identité, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie. L’Argentine est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis.  Ce spectacle est l’adaptation du roman d’Olivier Guez La disparition de Josef Mengele, et l’histoire de la cavale de l’un des plus grands criminels de guerre du vingtième siècle, en Amérique du sud qui s’achèvera par sa mort sur une plage au Brésil en 1979. Au plus près de cet homme insaisissable, cette traversée intime et historique raconte l’impunité totale dont il a bénéficié.

Photo : © Jean-Philippe Larribe

Contact : Francesca Magni • +33 6 12 57 18 64